Outre le fait que les pseudo socialistes et Mitterrand ont instauré la proportionnelle en 1986 pour diviser la droite, offrant ainsi une importance électorale et médiatique au FN, tous les gouvernements successifs ont créé des ghettos où se concentre la misère engendrée par le système capitaliste, et ils s'étonnent de voir le lien entre délinquance et misère sociale.
Les problèmes des banlieues, si souvent décris et amplifiés par les médias, ne sont que l'effet d'une politique d'urbanisme, poursuivie malgré les effets bien connus, liés à l'exclusion qu'engendre le système capitaliste ainsi qu'à son idéologie.
En effet, le modèle de société qu'offre le capitalisme n'est-il pas faire du profit à tout prix, quelles qu'en soient les conséquences, consommer à tout prix, penser l'avenir à court terme, fonctionner sur le mode de la compétition, et selon les lois du marché, avec comme seule "philosophie" le matérialisme...? Et bien certains jeunes des banlieues ont trés bien compris ces principes et les appliquent tous les jours: Etant défavorisés, ils aspirent à posséder des vêtements de marques, des portables miniatures et autres Mercos, qu'on leur présente comme étant le symbole de la réussite sociale, l'aboutissement suprême. Voyant un système politique corrompu jusqu'à l'os, des barrières sociales infranchissables, et les perspectives d'avenir inexistantes, (excepté le rêve de devenir joueur de foot-millionaire ou chanteur de Rap-millionaire, comme à la télé, dans ces nombreuses émissions étalant "la vie des riches") comment peut-on blâmer ceux qui tombent dans le vol ou le trafic de drogues? On devrait plutôt s'étonner de voir le nombre de ceux qui parviennent à ne pas le faire, malgré les pressions.
La société crée sa propre délinquance, et ne trouve comme solution que la construction de nouvelles prisons.
Le délire sécuritaire, qui a atteint toutes les "démocraties" occidentales, prend racine dans le sentiment d'insécurité entretenu et amplifié par les médias. C'est utile aux gouvernements qui voient en cela l'opportunité d'un renforcement du contrôle social.
La misère sociale est bien la cause principale de criminalité, en cela, le système politique laisse des brèches ou s'engouffrent les idées extrémistes.
Ainsi en Autriche Heider le néo- nazi est arrivé au gouvernement démocratiquement, comme Hitler en 1933, en partie car les programmes scolaires ont passé sous silence, pendant plus de 40 ans, les faits nazis envers les juifs ainsi que l'implication de l'Autriche dans cette barbarie. Or, qui défini et contrôle le contenu des manuels et programmes scolaires? Le gouvernement.
De même que les programmes scolaires américains étouffent et minimisent le génocide Indien, pourtant à l'origine de la création des Etat Unis, pour ne pas tâcher la "grandeur du modèle démocratique américain", pour renforcer le patriotisme aveugle en la nation, glorifié dans la grande majorité des films, séries et autres fictions de propagande américaine. Dans la même veine, on pourrait cité le génocide des aborigènes, lui aussi étouffé en Australie (et ailleurs)...
La France n'est pas en reste dans ce domaine, et, avec le recul, on peut s'étonner du contenu des livres d'histoires, très sélectifs. Les agissements de l'Etat français et de la police française sous Vichy, ainsi que la collaboration, sont très amoindris, et il est rarement fait mention de la politique Africaine de la France après la décolonisation, ou les coups d'états étaient organisés par des mercenaires (Bob Denard, pour ne citer que le plus célèbre) avec l'appui du gouvernement français, sans parler de l'Algérie dont la guerre, les tortures (cf. "Les égorgeurs" de Benoît Rey), ou les manifestations réprimées dans le sang, en France, (17 Octobres 61) sont encore taboues.
Toutes les grandes puissances (USA, URSS, France...) plaçaient alors leurs pions à la tête des pays du tiers monde, par l'intermédiaire de leurs services secrets, entre autres pour s'assurer de la continuité de l'exploitation des ressources de ces pays à leur profits.